Documentation

L'héritage

Dire une seule fois au niveau du fonds ce qui vaut pour tous ses descendants.

ISAD(G) demande de donner une information au niveau le plus général auquel elle s’applique, et de ne pas la répéter aux niveaux inférieurs (règle 2.4). Memory Atlas applique cette règle : ce que vous saisissez au niveau du fonds vaut pour toutes ses descendantes, qui l’affichent comme valeur héritée, tant qu’elles n’ont pas leur propre valeur.

Ce qui s’hérite

ÉlémentComportement
Nom du producteur (3.2.1)hérité ; une unité peut définir ses propres producteurs
Conditions d’accès (3.4.1)hérité ; surchargeable
Conditions de reproduction (3.4.2)hérité ; surchargeable
Langue et écriture des documents (3.4.3)hérité ; surchargeable
Caractéristiques matérielles et contraintes techniques (3.4.4)hérité ; surchargeable
Règles ou conventions (3.7.2)hérité ; par défaut la valeur du repository (« ISAD(G), 2e éd., ICA, 2000 » au départ, modifiable dans Fichier › Identité du repository…)
Histoire administrative / notice biographique (3.2.2), historique de la conservation (3.2.3), modalités d’entrée (3.2.4)montrés comme contexte venant d’un ancêtre ; l’unité peut ajouter sa propre notice

Les autres éléments (intitulé, dates, importance matérielle, présentation du contenu…) sont propres à chaque unité.

Saisir une fois, au niveau du fonds

Au niveau du fonds, Léa renseigne en mode Complet :

  • Conditions d’accès : statut « Libre » ;
  • Conditions de reproduction : « © Léa Martin, reproduction sur autorisation écrite. » ;
  • Langue et écriture des documents : fre (français) ;
  • Histoire administrative / notice biographique : quelques lignes sur la photographe.

Elle ne les ressaisit nulle part ailleurs. Le dossier « Négatifs », trois niveaux plus bas, les affiche comme valeurs héritées :

Zone des conditions d’accès et d’utilisation du dossier Négatifs : statut d’accès Libre, conditions de reproduction et langue française, chacun marqué « Hérité · Fonds » avec un bouton « Surcharger ici » ; l’inspecteur à droite montre le même contexte

Une valeur héritée se reconnaît à la flèche ↳ et à l’étiquette Hérité · Fonds (le niveau d’origine). Survolez l’étiquette pour voir l’intitulé et la cote de l’unité d’origine ; cliquez dessus (Aller à l’origine) pour la sélectionner dans l’arbre.

Une valeur héritée se modifie à son origine : changez les conditions de reproduction au niveau du fonds, et toutes les unités du fonds affichent aussitôt la nouvelle valeur.

Surcharger à un niveau inférieur

Quand une branche fait exception, cliquez sur Surcharger ici : l’élément reçoit une valeur propre à ce niveau, que ses descendantes hériteront à leur tour. L’étiquette devient Surcharge locale, et la valeur masquée est rappelée en dessous (« Valeur héritée : … »).

Rétablir l’héritage supprime la valeur locale : l’unité hérite de nouveau du niveau supérieur. C’est annulable (⌘Z).

Si vous saisissez localement une valeur identique à celle héritée, Memory Atlas le signale (« Déjà donné au niveau supérieur ») et propose Utiliser l’héritage (supprimer la répétition) ou Garder. La validation relève aussi ces répétitions (avertissement V-12).

Le cas du producteur

Le producteur suit la même logique, avec la liste des autorités à la place d’un texte. Léa est la productrice du fonds, donc de toutes ses unités… sauf la série « Commandes », produite par l’agence Studio X. Sur « Commandes », Léa a cliqué sur Surcharger ici dans Nom du producteur, retiré son propre nom et ajouté « Studio X » :

Série Commandes : producteur Studio X en « Surcharge locale », avec le rappel « Valeur héritée : Martin, Léa (1968-) (Fonds photographique) » et le bouton « Rétablir l’héritage »

Toutes les unités sous « Commandes » ont désormais Studio X pour producteur ; le reste du fonds garde Léa Martin. La création et le choix des autorités sont détaillés au chapitre suivant.

L’inspecteur

L’inspecteur (bouton à droite de la barre d’outils, ou Présentation › Afficher l’inspecteur, ⌥⌘I) résume l’unité sélectionnée sans faire défiler la description :

  • Contexte : le producteur et chaque élément hérité ou local transmis aux descendants, avec son origine (Hérité · Fonds, Hérité · Défaut du repository, Local, Surcharge locale) ; un clic sur l’origine y mène ;
  • Validation : le statut de l’unité, le résultat de son dernier contrôle, et les boutons Vérifier (contrôle de cette seule unité, sans changer son statut) et Valider la branche ;
  • Transfert : l’état du dernier paquet exporté pour cette unité, s’il y en a un.

L’inspecteur est ouvert d’emblée sur un grand écran et fermé sur un écran plus petit ; Memory Atlas retient ensuite votre choix pour chaque fenêtre. Dans une fenêtre étroite (moins de 1 320 points environ), l’ouvrir replie la barre latérale pour laisser la place à l’arbre et à la description ; elle revient quand vous refermez l’inspecteur. À l’inverse, si vous rouvrez la barre latérale par son bouton ou ⌃⌘S, c’est l’inspecteur qui se ferme ; il revient quand vous la repliez, ou quand la fenêtre redevient assez large.